Présentation et recensement de l'Aston Martin Vantage 1972 1973.
La 365 GT4 2+2 a été présentée au salon de Paris 1972. Elle est un modèle classique chez Ferrari : 2 portes, 4 places confortables, une vrai Ferrari avec un V12 puissant placé à l'avant, un style intemporel et conçue pour un usage de grand tourisme raffiné.

Elle demeura pendant toute sa production le modèle le plus cher de la gamme Ferrari.
Elle est basée sur le châssis de la 365 GTC4 allongé de 20 centimètres en empattement (et la voie arrière élargie de 20 mm), ce qui offre un espace intérieur supérieur à toute autre Ferrari. Elle est cependant 20 cm moins longue que sa devancière la 365 GT 2+2. La suspension à quatre roues indépendantes et correcteur d'assiette sur le train arrière, combinée à une excellente direction assistée, assure un confort de croisière exemplaire, tandis que les quatre disques ventilés assistés garantissent une décélération puissante du vaisseau.
Le V12 de 4,4 litres tout alliage à 4 arbres à cames en tête (tipo F101 AC) ne développe pas moins de 340 chevaux, autorisant une vitesse maximale de plus de 240 km/h.
C'est la dernière Ferrari de route à arborer les traditionnelles roues à papillon central (moyeu Rudge). La version 400 GT qui lui succéda n'offrait déjà plus les roues à fixation centrale, ni le tableau de bord bois, et le splendide alignement des six feux arrières ronds (3 de chaque côté) fut remplacé par deux groupes de deux feux.

Le dessin très pur de la carrosserie n'a pas pris une ride ; on admire notamment l'échancrure qui ceinture la caisse (également présente sur la Daytona) et partage la carrosserie en deux volumes en l'allégeant visuellement. Les groupes optiques s'escamotent dans le capot par commande électrique, et la grille de calandre dissimule deux anti-brouillards. La partie arrière du pavillon est superbe avec des montants de custode particulièrement fins.
Ce modèle sonne le glas des pare-chocs chromés sur les productions Ferrari.
Les six carburateurs Weber horizontaux ont permis à PininFarina de dessiner une ligne où le capot offre une immense surface basse et quasiment plane que surplombe un pare-brise très incliné. Chaque pièce de la carrosserie est de proportions magnifiques et semble sculptée dans l'acier (en réalité les capots avant et arrière sont en aluminium pour plus de légèreté.
Le poids est donné pour 1500 kg. A noter que les versions suivantes pesaient 200 à 300 kg de plus, en raison notamment des contraintes d'anti-pollution et de la présence d'une transmission automatique.
Cette magnifique carrosserie, d’un classicisme indémodable fut déclinée pendant 17 ans et devint successivement :
Ce chef d’œuvre intemporel de PININFARINA n’évoluera quasiment pas pendant les deux décennies de production, sans altérer la régularité des commandes passées auprès de l’usine de Maranello, preuve que le modèle correspondait parfaitement aux aspirations de la clientèle ciblée : rouler à 2 aussi bien qu’en famille, dans une Ferrari dont la ligne élégante et discrète ne provoquerait pas la réprobation des regards, mais simplement le respect, ou la simple curiosité. Un journaliste d’Automobile Classique écrivait plutôt radicalement à son sujet « sa beauté fascinante ne touche pas les ignorants, et c’est très bien ainsi ».
Ce modèle allait donner naissance au seul projet de Ferrari quatre portes, la Pinin, présentée par Pininfarina en 1980 au Salon de Turin. Elle était présentée comme prototype d'étude statique (avec un moteur Boxer 5 litres en position avant), et ne fut jamais mise en production.
L'étude Ferrari 4 portes "Pinin" :
Mais la 365 GT4 2+2 est surtout un hymne au voyage. Alors que l’importante console centrale et l’agencement de la planche de bord ont peu évolué par rapport à la 365 GTC/4, la GT4 bénéficie d’une finition particulièrement soignée et de quatre vraies places. D’allure discrète tout en préservant des performances de premier plan, la GT4 va devenir la référence des berlines sportives pendant près de deux décennies.

En 1976, le stand du Salon de Paris marque une étape importante. Privée de marché américain à cause de son V12 jugé trop polluant, la 365GT4 cède sa place à la 400. Alors que la cylindrée est portée à 4,8 l pour 340 chevaux, la 400 reçoit de série, pour la première fois dans l’histoire de la firme, une boîte automatique à 3 rapports. La boîte cinq manuelle devient alors une option qui lui vaut de s’appeler 400 GT. Héritant d’une injection électronique à partir de 1979, la 400i deviendra 412 en 1985. La 2+2 tirera sa révérence en 1989. Il faudra attendre octobre 1992 pour voir réapparaître transcendé ce concept 2+2 by Ferrari avec la 456 GT.
Caractéristiques techniques :
Années de Production : 1972 - 1976
Moteur
Type (nb de cylindres) : V12
Position : Longitudinal, avant
Nombre de soupapes par cylindre : 2
Distribution : 2 x 2 ACT
Alimentation allumage : 6 carburateurs double corps Weber
Cylindrée (cm3) : 4390
Alésage x course (mm) : 81 x 71
Rapport volumétrique : 8.8
Puissance maxi (ch à tr/min) : 340 à 6800
Puissance au litre (ch) : 72.9
Couple maxi (mkg à tr/min) : 43 a 4600
Couple au litre (mkg) : 9.7
Transmission - Carrosserie - Chassis
Nombre de Vitesse 5
Transmission : Propulsion
Suspension Avant : Triangles superposés ressort hélicoïdaux barre anti roulis
Suspension Arrière :Triangles superposés ressort hélicoïdaux barre anti roulis
Poids et dimensions
Poids (kg) : 1500
Rapport poids / puissance (kg/ch) : 4.7
Longueur - Largeur - Hauteur (mm) : 4800-1800-1290
Empattement : 2700
Voies : Avant Arrière
1470 1500
Jantes : 15
Pneumatiques : 205/70 VR 15 205/70 VR 15
En comparaison, par rapport à l'AM Vantage, les points positifs sont sans doute :
- des performances supérieures
- la sonorité du V12
- une meilleure habitabilité aux places arrière
- l'image Ferrari
et les points négatifs sont :
- la ligne plus sobre, seul l'arrière dégage un caractère trempé
- le prix des pièces (pas sûr car le prix des pièces Aston !)
- la difficulté à trouver quelqu'un de compétent pour entretenir la mécanique et régler les 6 carburateurs (sans parler du coup de réfection du V12, déjà que le 6 cylindres Aston peut engloutir vos économies !)
- la consommation (mais à 3000kms par an voire moins, qui s'en soucie)
- la finition pas toujours à la hauteur de ce qu'on attend d'une auto de luxe
- les caprices d'une italienne (parce qu'une anglaise bien née est fiable...comment ça c'est de la mauvaise foi ?)
- confusion avec les modèles suivants 400 et 412 souvent assimilés à la boite automatique
- l'image Ferrari (et oui, aussi en point négatif car là où une Aston Martin ne générera que de la sympathie, Ferrari génère aussi beaucoup de jalousie)
Vous pouvez retrouver des informations intéressantes sur la Ferrari 365GT4 2+2 et ses descendantes 400 et 412 sur ce site en français.
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